Un mot pour décrire cet article : « Wow! » Pour ceux et celles qui connaissent Vientiane pour y être déjà allés, à vous de juger si ce projet est ambitieux, intéressant, absurde, fou, etc.
La signature d’un protocole d'entente portant sur le projet de construction d’un métro aérien (« sky train ») a eu lieu récemment dans la capitale laotienne entre M. Phetsamone Vilaphanh, chef adjoint du département du Plan et de la Coopération du ministère des Travaux publics et des Transports, et M. Adrew Khor Poh Kiang, représentant du groupe d’entreprises japonaises Flagship Maglev (FSG) auprès de l’Asie du Sud-est, en présence de M. Sithong Thonkèo, vice-ministre des Travaux publics et des Transports, et de M. Bounchanh Sinlavong, adjoint au maire de Vientiane, a fait savoir le quotidien laotien couvrant les affaires..
Selon le contrat de construction, d'opération et de transfert (contrat BOT), FSG investira 100 % dans la concession de ce projet. On a prévu une prospection du lieu de construction de 6 à 12 mois, un chantier de 4 ans et la mise en service officielle l’année suivante. D’après les prévisions, une voie ferrée d'une longueur de 51 kilomètres sera construite et six gares édifiées entre le pont de l’Amitié reliant Vientiane (RDP Lao) et Nong Khai (Royaume de Thaïlande) ainsi que le marché de Nong Chanh – l’aéroport international de Wattay – Thong Pong – l’Université nationale du Laos (campus de Dong Dok) – le stade national au kilomètre 18 de la Route 13 Sud et le centre-ville.
En ce qui concerne la technologie, FSG utilisera des machines dernier cri appelées « Technologie du 21e siècle » qui permettront aux wagons de circuler automatiquement sur les lignes aériennes grâce au champ magnétique comme s'ils étaient en lévitation. Cette technologie est actuellement déjà utilisée à Nagoya, Japon. En outre, avec cette même technique, le Japon et la République de Corée ont également signé un contrat de coopération dans la construction du chemin de fer sous l’océan d’une longueur de plus de 500 kilomètres reliant le Japon et la République de Corée à Pusan.
Selon FSG, le coût de la construction sera entre 300 et 400 millions de dollars états-uniens. Une fois ce projet réalisé, FSG désire faire l’ambitieuse concession, sous forme de contrat BOT toujours, d’un métro aérien qui relierait les pays de l’ASEAN entre eux et dont le Laos serait le centre.
Le point le plus positif du réseau ferroviaire magnétique est que son système est conforme à l’utilisation urbaine, car la roue évolue à dix centimètres de la voie et comme il n’y a pas de frottement, le train est parfaitement silencieux, ce qui est idéal question environnement sonore.
Source : Agence de presse lao. Article adapté par Émile Carrier.

